Sous les parasols de la plage de la Quinzaine des réalisateurs durant la 69 ème édition du festival de Cannes, là où ARRI organise son happy-hour annuel, les directeurs de la photographie avec un film en compétition et ayant utilisé l’une des technologies ARRI, étaient interviewés et invités à partager leur expérience.

 

Nicolas Bolduc

Nicolas Bolduc CSC

UN OURS ET DEUX AMANTS
Le film UN OURS ET DEUX AMANTS de Kim Nguyen qui dépeint la vie difficile d’un homme et d’une femme dans le froid canadien a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs.

Nicolas Bolduc CSC, le directeur de la photographie, a choisi l’ALEXA pour tourner ce film. Il se remémore : « Kim, le réalisateur, voulait absolument créer un équilibre entre la beauté de la nature dans laquelle nous tournions et le paysage un peu sordide des villes où évoluent les personnages… L’ALEXA a vraiment été le meilleur outil disponible. Même par -40 °C, nous n’avons jamais dû couvrir la caméra… Elle n’est jamais tombée en panne. Elle ne s’est jamais arrêtée de tourner… Les êtres humains ont rencontré beaucoup plus de difficultés. »

Vladan Radovic

Vladan Radovic AIC

FOLLES DE JOIE (LA PAZZA GIOIA)
Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, le film de Paolo Virzi, FOLLES DE JOIE, narre l’histoire de deux femmes qui s’échappent d’une maison psychiatrique.

Le directeur de la photographie Vladan Radovic AIC a photographié tout le film en caméra portée avec une ALEXA et des led ARRI SkyPanel. Il explique : « J’ai grandi avec la pellicule et lorsque j’ai évolué vers l’ALEXA, j’avais un peu peur de ne pas pouvoir faire ce que je faisais avec le négatif. Mais l’ALEXA et l’ARRIRAW me donnent exactement les mêmes possibilités. Je peux toujours faire ce que je veux… Souvent, l’état d’âme varie au sein d’une même séquence… Je modifie la couleur de la lumière pendant le tournage. Je peux suivre les comédiens avec une lumière chaude, puis, juste au bon moment, je modifie la couleur de la lumière, et je continue la séquence… J’ai utilisé des lumières Led ARRI qui me permettent de modifier la température de couleur. »

 

Guillaume DeffontainesGuillaume Deffontaines AFC

MA LOUTE
Sélectionné à la compétition officielle du 69 ème Festival de Cannes, MA LOUTE de Bruno Dumont est une comédie qui se déroule en 1910 sur le littoral français. Le directeur de la photographie, Guillaume Deffontaines AFC, a travaillé avec des caméras ALEXA et des objectifs ARRI/ZEISS Master anamorphique. Il nous explique : « Nous avons trouvé des Autochromes des frères Lumière, qui ont inventé ce procédé au début du 20 ème siècle. Ces photos étaient, vis-à-vis de la couleur, le rendu que nous recherchions… J’ai poussé la caméra [ALEXA] jusque dans ses retranchements, presque à 2 000 ISO… de manière à obtenir une sorte de grain naturel, issu de la caméra et qui éviterait de devoir en ajouter en post production… J’ai utilisé les Master Anamorphic à T2 et j’ai remarqué que tous les arrière-plans, même dans les plans larges, étaient flous. Tous ces petits détails nous rapprochaient de l’image des Autochromes. »

Natasha BraierNatasha Braier ADF

THE NEON DEMON
L’élégant thriller dans le monde de la mode, THE NEON DEMON de Nicolas Winding Refn était en compétition officielle au 69 ème Festival de Cannes. Le film a entièrement été tourné en ALEXA.

Natasha Braier ADF, la directrice de la photographie, nous précise : « C’était mon premier long métrage en numérique. J’appréhendais un peu car, bien que j’avais déjà photographié de nombreuses publicités en ALEXA, tous les longs métrages auxquels j’avais participé auparavant étaient en pellicule… Et bien sûr, pour moi, il n’y avait aucun doute : lorsque je passerais au long métrage numérique, c’était en ALEXA. Par mon expérience en numérique sur des publicités et des vidéo-clips, je savais que l’ALEXA était la caméra qui me donnerait le rendu le plus cinématographique et le plus proche de la pellicule. Je savais qu’elle serait douce sur les peaux, et qu’elle me donnerait un rendu « porcelaine » sur les tons chair des filles. Je savais que c’était cette caméra et pas une autre.

Sebastien GodefroySébastien Godefroy

LE VOYAGE AU GROENLAND
Le long métrage LE VOYAGE AU GROENLAND de Sébastien Betbeder met en scène la traversée du Groenland de deux personnages. Le film faisait partie de la sélection ACID de la 69 ème édition du Festival de Cannes.

Pour faire face aux rudes conditions de tournage, le directeur de la photographie Sébastien Godefroy a choisi une caméra AMIRA et des optiques ARRI/ZEISS Ultra Prime. « Le film a deux modes de captation. Un mode de captation de type cinéma, avec trépied, sans machinerie, et des images posées, et un mode plus documentaire avec une caméra à l’épaule. Ces deux styles se répondent dans le film. Nous avons réalisé des tests assez poussés. Nous avons pris l’AMIRA et nous l’avons emmené chez un fabricant de produits surgelés pour tester l’AMIRA dans leurs chambres froides. Ils avaient des chambres froides à -27 °C. Nous avons testées les caméras toute une journée. Et non seulement l’AMIRA a tourné tout le temps, mais elle était capable de s’éteindre et de se rallumer. Pour moi, c’était assez miraculeux. »

Michael ZawMichael Zaw

A YELLOW BIRD
Le premier long métrage de K. Rajagopal, A YELLOW BIRD, dépeint la vie d’un passeur après sa sortie de prison à Singapour. Le film a été présenté dans la sélection de la Semaine de la critique au 69 ème Festival de Cannes.

Le directeur de la photographie Michael Zaw a utilisé l’ALEXA pour créer un rendu documentaire. Il partage son expérience : « Avant ce film, j’avais déjà collaboré avec [le réalisateur] sur un grand nombre de documentaires… J’avais donc au préalable une idée de comment je pouvais faire ce film… Nous avons choisi un rendu image un peu sombre, de manière à être plus intenses et à mieux servir l’histoire. Le mot granularité serait peut-être plus juste, je pense. Nous avons cherché la meilleure caméra, celle qui nous donnerait le plus de sécurité dans des situations de faible luminosité… Et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir utiliser l’ALEXA. »

Pedro Sotero Fabricio TadeuPedro Sotero et Fabricio Tadeu

AQUARIUS
En compétition officielle du 69 ème Festival de Cannes, le film de Kleber Mendonça Filho, AQUARIUS, suit la bataille d’une ancienne critique musical contre des promoteurs immobiliers qui veulent détruire l’immeuble où elle habite.

Les directeurs de la photographie Pedro Sotero et Fabricio Tadeu ont choisi les caméras ALEXA XT pour tourner le film. Pedro Sotero nous explique : « Du point de vue du budget et pour des raisons pratiques, nous ne pouvions par tourner en pellicule. Nous avons ainsi décidé de tourner avec la meilleure caméra disponible sur le marché, et c’est l’ALEXA. Elle offre le rendu cinématographique que nous recherchions… L’ALEXA semblait vraiment correspondre à l’image du film, pour pouvoir atteindre ce rendu cinéma si inexplicable. Tout le savoir-faire d’ARRI sur lequel repose cette caméra fait d’elle un outil très fiable et nous avions besoin d’une caméra fiable. Nous avons tourné pendant deux mois sur la plage, avec des embruns, du sable et énormément de soleil. La caméra ne nous a jamais lâché. Elle n’a pas eu de bug et n’a jamais rencontré le moindre souci.