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Le DIT Francesco Giardello sur le film LIFE – Origine Inconnue
 
Le DIT Francesco Giardello sur le film LIFE – Origine Inconnue

Le workflow « caméra-laboratoire numérique » de la production à 80 millions de dollars de Sony Pictures Entertainment Life – Origine inconnue réalisé par Daniel Espinosa a été supervisé par le DIT Francesco Giardiello.En collaboration avec le chef opérateur du film, Seamus McGarvey BSC ASC, l’étalonneur Peter Doyle (qui n’a pas réalisé l’étalonnage final pour incompatibilité de planning), le spécialiste de la couleur Phil Oatley de Technicolor, et avec Luc Moorcock, John Bush et James Corless de la société de post production Pinewood Post, Francesco Giardiello a maîtrisé le Codex Vault S pour créer un pipe-line efficace, fiable et entièrement compatible ACES pour gérer les rushes issus de différentes caméras professionnelles et grand public utilisées sur le tournage. Ces caméras incluaient deux caméras grand format ARRI ALEXA 65, deux ALEXA Mini, une Codex Action Cam, une Flare 4K SDI, un boîtier Sony A7s-II, une GoPro4 session HD et un iPhone 6s.

Le tournage a eu lieu dans les studios Shepperton, en Angleterre, où plusieurs espaces intérieurs de l’ISS ont été reconstruits sur les plateaux H et R. Francesco Giardiello, également DIT de la première équipe, a mis en place un workflow avec un Codex Vault S sur le plateau H, qui servait de centre d’acquisition et de la gestion de toutes les images du tournage. Sur le plateau R, le DIT de la deuxième équipe était Sean Leonard. Pour l’acquisition, la gestion des métadonnées et les routines de transfert, ils comptaient sur l’assistance de Kristin Davis, la data wrangler. La société Pinewood Post (basée également à Shepperton) utilisait un Vault XL pour effectuer le clonage, le contrôle de qualité et la sauvegarde sur bande LTO avant de livrer les images au montage et aux effets visuels.

« Depuis 2010, j’utilise Codex chaque jour de ma vie professionnelle, et je peux dire, sans avoir peur de me tromper, que vous pouvez lui faire confiance, » déclare Francesco Giardiello qui a officié comme DIT sur des productions telles que : Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, Le jeune Messie, Ben-Hur, Pan, Agents très spéciaux : Code UNCLE, Thor : Le Monde des ténèbres, Roméo et Juliette et Games of Thrones.

« Pour des raisons techniques et créatives, y compris les espaces de tournage réduits du décor de l’ISS, Seamus a utilisé plusieurs caméras sur Life – Origine inconnue. Environ 80 % du film a été tourné en ARRIRAW dans sa meilleure résolution avec les caméras ARRI ALEXA 65 et ALEXA Mini. Seamus avait besoin de travailler avec des petites caméras dans leurs résolutions optimales. L’équipe des VFX disposait ainsi de la meilleure qualité d’image possible pour éliminer le câblage et réaliser les extensions de décor, » explique Francesco Giardiello.

« Grâce à la stratégie de développement de Codex, le Vault assure désormais l’acquisition et la lecture de nombreux types de fichiers. Pour les caméras qui n’offrent pas les formats les plus communs et celles avec des formats propriétaires, nous avons trouvé des astuces pour transcoder les images dans un autre format compatible avec le Vault et avec la meilleure qualité possible avant de les intégrer dans le workflow de Codex. »

Codex travaille en étroite collaboration avec ARRI depuis de nombreuses années et le Vault propose automatiquement un wokflow d’acquisition des fichiers ARRIRAW à 6560 x 3100 pixels, 12-bit de l’ALEXA 65 et des fichiers ARRIRAW à 3424 x 2202 pixels de l’ALEXA Mini. Codex propose également un workflow optimisé pour les Codex Action Cam HD qui permet le transfert rapide des fichiers BPX de 1220 x 1080 pixels, à 12-bit sur le Vault.

 

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La série d’objectifs fixes 65 Prime qui équipait l’ALEXA 65 et la série Primo Panavision qui équipait l’ALEXA Mini, sont toutes les deux dotées d’un système de données de l’objectif (le LDS d’ARRI pour la série ARRI Prime 65 et des encodeurs externes pour les Primo). Ce système permet l’enregistrement précis et à l’image près des métadonnées sur la mise au point, le diaphragme et les paramètres de focale avec le flux d’images non compressées ARRIRAW. Pendant le tournage, les métadonnées et les images passaient des Capture Drive SXR de Codex (utilisés sur les ALEXA 65) et des cartes CF2 (utilisées sur les ALEXA Mini et clonées sur des Capture Drives XR de Codex pour une gestion plus efficace des données) vers un Codex Vault S sur le plateau, avant d’être traitées par la société Pinewood Post pour le montage et les effets visuels sur un Vault XL.

Pour les autres caméras, Francesco Giardiello a utilisé plusieurs solutions tierces sur un poste de travail séparé, de manière à traiter et transcoder les images dans les formats compatibles avec le Vault et conformes ACES, avant leur acquisition par le Vault. La data wrangler Kristin Davis a utilisé le système carte-fichier du Vault pour saisir manuellement les métadonnées et effectuer les routines de nommage de manière à assurer l’homogénéité entre les fichiers en provenance des caméras ALEXA 65, ALEXA Mini et Action Cam de Codex.

Les fichiers de 3280 x 1842 pixels de la Flare 4K SDI ont été convertis du format DNG au format Open EXR à l’aide d’un script personnalisé écrit en DCRaw. Les images au format ARW, de 7952 x 5304 pixels, MPEG4 4K UHD du boîtier Sony A7s-II et celles de la GoPro HD4 Session, de 1920 x 1080 pixels en H.264 et encapsulées en MOV ont été converties au format Apple ProRes 4444 avec le logiciel Daylight de FilmLight par Pinewood Post.

Pour les séquences tournées avec l’iPhone, Francesco Giardiello a adapté l’application Filmic Pro pour permettre l’enregistrement à un débit binaire supérieur générant des fichiers MPEG4 peu compressés de 2048 x 1080 pixels, conformes ACES. Ces derniers ont ensuite été convertis au format Apple ProRes 4444 à l’aide de Daylight, en même temps qu’un TC y était incrusté.

« DEPUIS 2010, J’UTILISE CODEX CHAQUE JOUR DE MA VIE PROFESSIONNELLE, ET JE PEUX DIRE, SANS AVOIR PEUR DE ME TROMPER, QUE VOUS POUVEZ LUI FAIRE CONFIANCE »

« Bien sûr, pendant ces journées, la pression monte pour renvoyer rapidement les images réelles et celles pour les VFX mais pas seulement pour la post production, l’équipe de promotion les attend également avec impatience pour les bandes annonces, » raconte Francesco Giardiello. « Ces nouvelles manières de transcoder, combinées à une gamme plus étendue de formats compatibles avec le Codex Vault, ont été définitivement un réel avantage sur le plateau. »

 

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Pour aider à accélérer le tournage, le Vault S était utilisé pour visionner les rushes sur place, et pas uniquement par le réalisateur et le directeur de la photographie. Les plans étaient minutieusement scrutés pour vérifier la mise au point, les flares ou la présence d’un pixel mort ou d’une poussière sur les capteurs des caméras. Dans le cas de l’ALEXA 65, pouvoir visionner sur un écran 4K des images en 4K à partir du Vault S permettait une analyse précise dans un rapport de taille de 1-1. 

Au-delà de superviser le workflow, Francesco Giardiello a également travaillé comme l’étalonneur sur le plateau. « Codex est réputé pour le transfert sûr des images et des métadonnées du tournage au laboratoire, mais disposer d’un pipe-line colorimétrique sûr est également très important, » précise-t-il.

Il a utilisé Codex Live (qui dispose de contrôles fiables et simples pour régler une série de paramètres colorimétriques, épaulés par un processeur couleur très puissant) pour peaufiner le rendu image des caméras ALEXA 65, ALEXA Mini et des Codex Action Cam dans l’espace colorimétrique ACES. Ces étalonnages sur le plateau ont été exportés en tant qu’ASC-CDL, puis importés et incorporés en tant que métadonnées pour chaque fichier ARRIRAW grâce au Vault S sur le plateau.

Les caméras d’autres marques capables de sortir un flux image direct voyaient leur signal converti sur le plateau dans un espace colorimétrique/gamma compatible ACES à l’aide d’un algorithme de transformation créé par Peter Doyle et l’équipe scientifique de Technicolor.

Une fois converties en Apple ProRes 4444, ces images, ainsi que celles qui ne pouvaient pas être visionnées en temps réel sur le plateau (telles que celles de la GoPro), étaient sauvegardées sur le Codex Vault S où Davis mettait en œuvre la CDL ainsi que d’autres métadonnées. Après cette étape, un fichier ALE était généré. Ce fichier constitue une sorte de « fichier side-car » pour les masters qui ne peuvent pas stocker des métadonnées au sein de leurs en-têtes de fichier. Ces ALE étaient ensuite utilisés par Pinewood Post pour acquérir les métadonnées essentielles et les valeurs de la CDL.

« Ce processus n’a pas seulement simplifié la post-production des formats insolites que nous gérions, il nous a également permis de rendre ces images quasiment identiques aux fichiers ARRIRAW, » ajoute Francesco Giardiello. Une fois les images converties en OpenEXR pour l’intermédiaire numérique et les VFX, plus aucune différence d’espace colorimétrique, de résolution, de nom de fichier, ni de structure de métadonnées ne subsistait entre les différents formats de caméras. Le point essentiel est que, grâce au contrôle et à l’intégration du workflow de Codex, les looks que Seamus avait créés sur le plateau étaient exactement reproduits sur les écrans des VFX, du montage et de la salle d’étalonnage. »

Les prises cerclées étaient conservées dans le Vault S sur le plateau, tandis que toutes les images étaient envoyées à Pinewood Post. « Comme les locaux de Pinewood Post se trouvaient très proches de nous, nous n’avions pas besoin de réaliser des copies de clonage sur le plateau. Le temps de transfert des images était vraiment très court, » précise-t-il.

Pour répartir la charge de travail, Davis envoyait les rushes vers Pinewood Post deux fois par jour. Une fois en début d’après-midi puis une autre en fin de journée.

Avec l’expérience de Life – Origine inconnue dans sa besace, Francesco Giardiello travaille actuellement sur le tournage de Jurassic World II, réalisé par JA Bayona et photographié par Oscar Faura. La sortie du film est prévue en 2018. Et une fois de plus, le Codex Vault est la pierre angulaire de son workflow.

« Lorsque je travaille sur un gros projet, le Codex Vault est toujours à mes côtés. C’est mon premier choix, » conclut Francesco Giardiello. « Les performances du Vault sur Life – Origine inconnue étaient vraiment surprenantes, et lorsque j’avais besoin d’un soutien technique, Codex a toujours été très présent. Tout ceci réuni te donne, à toi et à toute l’équipe image, une énorme confiance lorsque l’on travaille sous haute pression. »

Un aperçu du travail cinématographique de Seamus McGarvey BSC ASC sur Life – Origine inconnue est disponible ici

Images reproduites avec l’aimable autorisation de leurs propriétaires respectifs.

 

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