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Life – Origine Inconnue vue par Seams Mc Garvey
 
Life – Origine Inconnue vue par Seams Mc Garvey

Passionné d’astronomie, de conquête de l’espace et des vols habités, Seamus McGarvey a naturellement été attiré par le scénario du thriller de science-fiction de Daniel Espinosa, Life – Origine inconnue, et il savait d’emblée que sa mise en image révèlerait de nombreux défis techniques et artistiques. La production à 80 millions de dollars de Sony Pictures Entertainment narre l’histoire d’un équipage de la Station spatiale internationale (ISS) qui découvre les premières preuves de vie extra-terrestre dans une capsule revenant de la planète Mars. Cependant, l’organisme apparemment inoffensif, surnommé « Calvin », s’avère être un adversaire mortel, menaçant non seulement l’équipage mais la vie sur Terre.

« J’ai adoré comment le scénario, rempli d’émotions, distille sa densité et sa tension dans un environnement confiné que l’on pourrait comparer à une cocotte-minute, » confie Seamus McGarvey. « J’étais tout de même conscient des défis photographiques, de lumière et de mouvements de caméra que nous devrions affronter, étant donné les limitations de place du décor de l’ISS. Et il fallait également créer visuellement une impression d’apesanteur. »

Le tournage de Life – Origine inconnue s’est déroulé dans les studios Shepperton, au Royaume-Uni, où de nombreuses répliques de la station ISS ont été construites sur les plateaux H et R. Deux séquences ont été tournées dans les studios de l’émission « Good Morning America » de la chaîne de télévision ABC à New York et dans les décors externes des Pinewood Studios.

Seamus McGarvey explique que le réalisateur Daniel Espinosa voulait tourner Life – Origine Inconnue en 35 mm mais il a finalement réussi à convaincre son réalisateur de tourner en numérique. Tourner avec une caméra numérique était plus pratique étant donné le faible niveau de lumière ainsi que l’étroitesse des espaces de l’ISS.

« Bien qu’ayant testé auparavant l’ARRI ALEXA 65, je n’avais jamais utilisé le système sur une production, » précise Seamus McGarvey. « J’étais attiré par l’ALEXA 65, non pas par ce qu’elle est réputée – des plans larges de paysages à couper le souffle – mais par la manière dont le capteur imite la photographie moyen format, avec sa faible profondeur de champ, son magnifique rendu des peaux et sa restitution du volume des visages. C’est un excellent format pour les portraits, avec une très faible distorsion, épaulé par l’extraordinaire science des couleurs d’ARRI et du très efficace workflow de la caméra vers la post production de Codex.

 

Anna Karenina

 

Seamus McGarvey BSC ASC sur le tournage de Nocturnal Animals

Seamus McGarvey a opté pour les objectifs fixes ARRI Prime 65, dotés de verres Hasselblad hautes performances, qui lui permettaient d’utiliser des objectifs grand angle sans la distorsion d’une caméra avec un capteur de plus petite taille et avec un résultat photographique hors pair. Seamus McGarvey a choisi le format 1:2.39 pour Life – Origine Inconnue plutôt que le 1:1.85. Au-delà de la réalisation de portraits, le ratio d’aspect plus large a permis au directeur de la photographie de placer les visages dans les bords de l’image et d’utiliser les espaces vides pour créer une tension dramatique.

L’ALEXA 65 était la première caméra des deux équipes de tournage. Des ALEXA Mini avec des objectifs Primo ont été utilisées comme deuxièmes caméras par les deux équipes. Les séries Prime 65 et Primo sont toutes les deux dotées du système Lens Data System qui permet d’enregistrer des métadonnées sur la mise au point, le diaphragme et la focale à l’image près avec le flux non compressé ARRIRAW. Les métadonnées et les images passaient des Capture Drive SXR de Codex (utilisés sur les ALEXA 65) et des cartes CF2 (utilisées sur les ALEXA Mini) vers un Codex Vault S sur le plateau, avant d’être traitées par la société Pinewood Post pour le montage et les effets visuels.

 

life

 

Seamus McGarvey a également tourné d’autres séquences, tels que les points de vue de Calvin à travers les bouches d’aération et dans les entrailles de l’ISS, à l’aide des caméras Codex Action Cam et Flare 4K SDI. Il a même utilisé un iPhone 6s pour plusieurs séquences d’appel en VOIP entre l’ISS et la Terre. Tous les rushes de ces caméras ont également été traités par le Codex Vault sous la responsabilité des DIT : Francesco Giardiello sur le plateau H, qui a collaboré à la conception d’un pipe-line ACES pour le tournage, et qui réalisait l’étalonnage sur le plateau grâce au logiciel Codex Live. Seamus McGarvey le décrit comme un collaborateur clé de la création cinématographique. Tout comme le DIT Sean Leonard qui officiait sur le plateau R. La responsable des transfert ou data wrangler, Christine Davis supervisait le transfert du négatif numérique vers Pinewood Post, situé dans les studios Shepperton. La société traitait les images de l’ALEXA 65, copiait les données et assurait le contrôle de qualité sur un Vault XL avant de créer les copies pour le montage et les effets visuels.

Un aperçu du travail du DIT Francesco Giardiello sur Life – Origine inconnue est disponible ici.

« C’est un excellent format pour les portraits, avec une très faible distorsion, épaulé par l’extraordinaire science des couleurs d’ARRI et du très efficace workflow de la caméra vers la post production de Codex. »

Pendant la préparation, Seamus McGarvey s’est amplement investi dans la conception et fabrication de l’éclairage praticable de l’ISS avec le chef décorateur Nigel Phelps, sous la supervision du directeur artistique Marc Homes, et les mains habiles de l’accessoiriste Barry Gibbs et du chef électro Lee Walters. En raison de l’espace réduit, comme celui des « chambres à coucher » des astronautes et des étroits tunnels de liaison de 12 mètres de long, l’éclairage intérieur de l’ISS devait être intégré au décor. En plus de l’éclairage praticable, Lee Walters a conçu une série d’éclairages LED à lumière diffuse, très fins et de forme rectangulaire ou circulaire, qu’il a soigneusement fixés et dissimulés dans le décor à l’aide d’élastiques. Le chef électro de Seamus McGarvey a également fabriqué un petit panneau LED portable qui a été utilisé comme face caméra, pour compenser avec une lumière légère et douce le visage des comédiens. Toutes ces sources étaient reliées à une console, contrôlée à partir d’un iPad, qui permettait d’équilibrer les lumières en fonction de la séquence et du moment de la journée.

Pour simuler l’effet de la lumière directe du soleil et les ombres nettes qu’il crée dans l’espace, le chef opérateur a éclairé le décor et les acteurs avec un projecteur Alpha 18K de K5600. Pour recréer la lumière réfléchie par la Terre, des SkyPanels ARRI ont été utilisés, diffusés avec des boîtes à lumières dotées de gélatines silk et de grilles. Ces éclairages pouvaient passer en quelques secondes seulement de la lumière du jour à la lumière bleu-vert de la lune rendant les changements d’ambiance très rapides et faciles.

En plus des exigences de l’éclairage qui constituaient un réel défi, un autre défi de taille devait être relevé : créer le sentiment d’apesanteur. Plusieurs solutions ont été choisies pour « suspendre » les acteurs. D’abords des câbles (effacés en post production) accrochés à un petit rail qui courait le long des tunnels, tandis que la caméra faisait un travelling sur un bras télescopique de manière coordonnée avec l’action. À d’autres moments, les acteurs ont été mis la tête en bas grâce à des câbles ou il ont été attachés à des rigs en forme de diapason. D’autres fois, les comédiens montaient sur une plateforme sur un bras de flèche GF-8 qui les déplaçait délicatement pour donner la sensation d’apesanteur. À d’autres moments, les acteurs s’asseyaient sur d’énormes balles de yoga, hors champs, et ils minaient l’apesanteur grâce à leurs talents de comédiens. L’un des décors des « chambres à coucher » était monté sur un cardan qui pouvait pivoter sur un axe. Cela permettait différentes configurations de manipulation par câble des comédiens de manière à les aider à flotter lorsqu’ils sortaient ou entraient dans leur sac de couchage.

Pendant le tournage, Peter Robertson cadrait la première caméra sur le plateau H et Alan Hall assurait la mise au point. Iain Struthers était le cadreur de la deuxième caméra et Olly Tellett son premier assistant. Sur le plateau R, Carlos De Carvalho assurait le poste de chef opérateur de la deuxième équipe et Paul Wheeldon celui de premier assistant.

Pour accélérer le tournage, les deux équipes travaillaient simultanément. L’une sur le plateau R et l’autre sur le plateau H des studios Shepperton. En général, le chef opérateur Carlos De Carvalho préparait et répétait les séquences complexes de cascade avec les déplacements de câble, tandis que Seamus McGarvey et David Espinosa tournaient sur le plateau H. Lorsqu’un plan sur le plateau H était terminé, le réalisateur et le directeur de la photographie se déplaçaient vers plateau R, tandis que le plateau H préparait le plan suivant.

« Grâce à cette configuration très efficace, nous ne devions jamais attendre » précise Seamus McGarvey. « Je connais Carlos depuis plus de 20 ans et c’était une grande chance de pouvoir compter sur son expertise et son œil avisé sur cette production. Lee, Gary et moi-même, nous passions constamment d’un plateau à l’autre, pour régler les lumières et tourner. »

« Le tournage de Life – Origine inconnue a été pour moi l’un des tournages les plus intenses et techniques de ma carrière, » conclut Seamus McGarvey. « De la construction des décors à la préparation des caméras, en passant par l’éclairage, les cascades et toute la chorégraphie avec les câbles, toutes ces technologies et techniques m’étaient inconnues. J’espère que, comme moi, le public se laissera porter par cette histoire poignante sur notre façon de réagir face à l’autre. »

Images reproduites avec l’aimable autorisation de leurs propriétaires respectifs.

 

 

 

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