ARRI rencontre des Directeurs de la Photographie à Camerimage

Pendant la 25e édition du festival Camerimage de 2017, des directeurs de la photographie ont partagé avec ARRI leurs expériences de tournage avec les caméras, objectifs et éclairages ARRI.

 

 

 

 Ben Davis BSC a tourné en ALEXA le film de Martin McDonagh THREE BILLBOARDS : LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE en compétition officielle et qui a remporté le prix du public. « Les personnages sont insolites et les dialogues sont à la fois profanes et poétiques », précise Ben Davis. « Pour moi, tout devait être le plus réaliste possible, pour que le public puisse adhérer à l’histoire. Je ne voulais pas que la photographie soit trop visible. Je ne voulais pas que le spectateur ait conscience de la lumière. J’ai éclairé très naturellement. Les tournages en décor naturel sont très différents de ceux réalisés en studio. En studio, vous créez l’image à partir de rien. En décor naturel, vous devez vous adapter à ce qui existe déjà, et c’est une erreur de lutter contre ça. »

 

 

 

Phedon Papamichael ASC a refait équipe avec le réalisateur Alexander Payne pour le film DOWNSIZING, présenté en séance d’ouverture de cette 25e édition du festival Camerimage. Le film a été tourné en ALEXA XT et ALEXA Mini. « Je ne suis pas dans le village DIT. Je cadre la caméra depuis un moniteur qui est attaché à une dolly et le réalisateur se tient à côté. Nous pouvons ainsi recréer ce triangle magique entre le réalisateur, les comédiens et le cadreur », précise Phedon Papamichael. « L’ALEXA Mini a été choisie très tôt pendant la préparation. Elle nous semblait être un outil très polyvalent et elle ne nous a pas déçus. J’ai également acheté la première ALEXA Classic, lorsqu’elle est sortie. Je me suis dit : ‘Je serai ravi si je peux l’utiliser pendant trois ans.’ Au final, c’est un outil tellement efficace que je l’emmène à présent avec moi en Grèce pour y tourner des publicités. La longévité de ces caméras est incroyable. »

 

 

 

Le directeur de la photographie Stéphane Vallée a également travaillé avec l’ALEXA Mini sur le clip de Michael Kiwanuka ONE MORE NIGHT. « Le concept du clip était d’avoir une caméra qui serait capable de voler autour des danseurs. Il fallait qu’elle soit très aérienne, avec des déplacements très souples. Nous voulions donner l’impression que la caméra était un danseur », explique Stéphane Vallée. « Nous avons décidé de tourner avec l’ALEXA Mini, qui est l’une de mes caméras préférées. Je n’avais donc aucune réticence. Pour obtenir l’impression de voler, nous avons décidé d’utiliser des focales larges, qui rendent le mouvement plus fluide. Nous avons également utilisé une grue avec une tête 3D, et nous avons utilisé un Steadicam, juste pour garder la fluidité et la douceur. »

 

 

 

Le directeur de la photographie Adolpho Veloso a filmé avec l’AMIRA le documentaire de Heitor Dhalia ON YOGA : THE ARCHITECTURE OF PEACE « Tourner un documentaire était quelque chose de nouveau pour moi », explique Adolpho Veloso. « Je suis habitué à filmer pratiquement tout le temps en ALEXA, surtout avec la Mini, dernièrement. Quand j’ai su que je devais faire un documentaire… nous avons choisi l’AMIRA, qui possède le même capteur auquel je suis habitué ainsi que toutes les autres fonctions que je domine, mais dans une ergonomie différente. L’AMIRA est plus facile pour un documentaire, car vous pouvez la manipuler vous-même. Je n’avais pas d’assistant pour faire la mise au point. »

 

 

 

Le réalisateur et directeur de la photographie Warwick Thornton et le codirecteur de la photographie Dylan River ont utilisé l’ALEXA pour le film SWEET COUNTRY, en compétition officielle et lauréat du prix Fipresci. « Nous avons essayé de “casser” l’ALEXA. J’essaie de “casser” toutes les caméras que j’utilise. Il ne s’agit pas de les jeter par terre puis de ramasser les morceaux. J’essaie de repousser leurs limites aussi loin que possible, de rechercher la plus grande latitude d’exposition et de voir comment elles réagissent. L’ALEXA m’a simplement épaté », déclare Warwick Thornton. Et Dylan River poursuit : « L’ALEXA ne vous déçoit jamais, c’est aussi simple que ça. Ce n’est pas une question de rendu de l’image, elle fonctionne simplement partout où vous l’emmenez. »

 

 

 

Pour le clip THE HAMILTON MIXTAPE: IMMIGRANTS (WE GET THE JOB DONE), le directeur de la photographie Drew Bienemann a choisi de tourner avec l’ALEXA Mini. « Dès le départ, et connaissant juste l’espace physique du décor, je savais que nous devions tourner avec l’ALEXA Mini. Nous utilisions un Steadicam, et dans ces petits trains, avec 20 figurants et toute la déco, utiliser une caméra plus grande aurait été impossible, » explique Drew Brienemann. « Pratiquement tout ce que j’ai tourné ces dernières années a été en ALEXA. Je connais très bien le capteur. Sur des tournages comme celui-ci, où il y a autant de teintes de chair et de températures de couleur, on pourrait être inquiet et se dire que quelque chose pouvait être mal restitué, mais l’ALEXA gère tout ça très bien. »

 

 

 

Le film israélien FOXTROT, dans la compétition Premier film, a été tourné par le directeur de la photographie Giora Bejach avec des caméras ALEXA et des objectifs Master Prime. « En Israël, la lumière peut être très dure. Nous avons donc décidé de tourner en hiver, au mois de décembre, pour avoir la meilleure lumière, bien que les jours soient plus courts. Il était évident que nous allions choisir l’ARRI ALEXA. J’aime beaucoup la texture de cette caméra. Elle n’essaye pas de ressembler à la pellicule. Elle possède une texture spéciale qui nous donne une meilleure sensation, » explique Giora Bejach. « J’ai choisi les Master Prime pour ce projet pour une raison très particulière. Ces objectifs sont très définis, très clairs et très droits, ce qui résume très bien l’histoire de ces hommes. »

 

Vincent Mathias sur Au Revoir Là-Haut

Le chef opérateur Vincent Mathias a travaillé avec l’Alexa Mini pour créer le look très réussi d’Au Revoir Là-Haut, le film d’Albert Dupontel sorti sur les écrans le 25 octobre. La grande sensibilité de l’Alexa Mini et sa maniabilité ont été des atouts clés sur le tournage.

Voir la vidéo de l’interview ici

Comment avez-vous défini le look d’Au Revoir Là-Haut?

Dès le départ, Albert Dupontel souhaitait une image qui permet au spectateur de se projeter dans l’époque. J’ai d’abord évoqué les Autochromes. Ces photos couleur du début du siècle qui ont une granulation très forte. Leur rendu est très beau, avec des couleurs pas forcément réalistes. C’était notre base de départ pour le film. Ensuite, quand nous étions en préparation, a été diffusé le documentaire Apocalypse Première Guerre Mondiale à base d’archives colorisées. Cela a beaucoup plu à Albert. On s’est donc adressé à Lionel Kopp qui connaissait ce procédé, puisqu’il avait étalonné Apocalypse.

Sur le tournage, quel travail avec vous fait au niveau de l’image ?

Au delà du travail sur la couleur, nous avons recherché une texture particulière. Comme le rendu des caméras numériques est très précis, on a utilisé un procédé de dégradation de l’image. On a rajouté du grain, cassé la définition et, même, ajouté un très léger scintillement. Avec toujours la volonté de se rapprocher le plus possible de la texture de ces images d’époque. Nous avons tourné en ProRes car le RAW ne se justifiait pas dans ces conditions.

Comment s’est fait le choix de l’Alexa ?

Nous avons choisi l’Alexa parce Lionel Kopp avait une grande habitude de travailler à partir des images de cette caméra. Elles offrent une matière plus organique. L’autre raison, essentielle pour le film, c’est la grande sensibilité de l’Alexa, qui est largement supérieure aux autres. J’en avais besoin parce que Albert Dupontel souhaite travailler avec un minimum de projecteurs sur le plateau, en ambiance nuit particulièrement. Il veut être complètement libre, sans contrainte technique imposée par la lumière. C’était déjà le cas sur 9 mois ferme que j’avais tourné avec lui. On s’était mis d’accord sur ce principe minimaliste, la présence d’un seul projecteur dans le décor. En intérieur jour, j’éclairais par l’extérieur et j’utilisais des petits réflecteurs à la main pour redonner une brillance dans les yeux, si nécessaire.

Il y a aussi pas mal de scènes en basse lumière.

En intérieur nuit, le principe c’était d’éclairer les scènes avec les sources présentes dans le décor. Contrairement aux films contemporains, il s’agissait souvent de lampes à pétrole, de bougies. Là, j’avais particulièrement besoin de la grande sensibilité de l’Alexa. On a souvent poussé la caméra à 2000 ASA. Compte tenu du grain recherché pour notre image cela ne posait pas de problème. La scène de la grande fête a été éclairée uniquement avec les lampes qui sont dans le décor. Cela amène un réalisme qui fonctionne très bien. Souvent d’ailleurs, la simplicité amène une certaine élégance.

Pourquoi avoir opté pour l’Alexa Mini ?

Quand l’Arri Mini est arrivée sur le marché, j’ai été sensible à sa compacité et son ergonomie. Les filtres internes sont aussi très utiles. C’était le choix idéal pour ce film. On avait beaucoup de configurations légères, Stab-One, Steadicam, bras avec tête remote légère (Talon 2D), etc… Un corps compact et léger permet de travailler plus vite et d’aller se mettre dans des positions improbables plus facilement. Sur le plateau, nous avions trois corps d’Arri Mini. On tournait souvent à deux caméras, la troisième permettait de faire les pré-installations. Au niveau des objectifs, j’avais aussi choisi les Canon K35, très compacts également.

Vous avez utilisé des LUT ?

Pendant les essais, on a créé une seule LUT qui était adaptée à toutes les ambiances du film. Elle a été utilisée pour générer les rushes et, par conséquent, les images de toutes les projections de copie de travail. C’est important d’avoir une LUT qui s’approche du rendu final parce que le réalisateur s’attache énormément à ses images pendant le montage et c’est délicat de faire accepter un étalonnage différent par la suite. En revanche, je ne fais jamais appel au service d’un DIT. Cela alourdit le tournage, et, en fiction, je trouve difficile d’approcher les finesses d’étalonnage sur le plateau. On a déjà si peu de temps pour travailler…

 

Comment voyez vous l’évolution des caméras numériques ?

Ce que j’attends de la caméra de demain, bien plus qu’une définition supérieure, c’est une restitution très juste des couleurs, une sensibilité qui permette de tourner avec la lumière de la lune et une dynamique très étendue. Une image organique avec une texture plus sensuelle, c’est cela l’avenir de l’image. Chaque projet devrait être l’occasion d’une nouvelle recherche.

Comment avez vous procédé pour l’étalonnage?

Avant le tournage, nous avons fait des essais d’étalonnage en s’inspirant des archives colorisées de l’époque de la première guerre mondiale. On a même envoyé à un laboratoire spécialisé quelques plans noirs et blancs pour les mettre en couleur ! Après d’autres tests infructueux de retour sur film, nous avons opté pour un étalonnage intégralement numérique. Lionel Kopp a mis au point un procédé qui mélange des couches de noir & blanc et de couleurs par un système de caches. C’est un travail assez complexe, qui a nécessité plus de 7 semaines d’étalonnage. On souhaitait que le spectateur ressente au plus près les ambiances de cette époque. A la demande d’Albert Dupontel, j’étais peu présent à l’étalonnage. Au final, C’est un étalonnage plus classique, mais aussi élégant, qui a été choisi. Seule la grande séquence de bataille du début garde le procédé d’étalonnage d’origine

 Photos Jérôme Prébois, ADCB Films © Gaumont Distribution

 

Cannes 2017 entretients avec les lauréats de Cannes

Les directeurs de la photographie et les réalisateurs présents au 70e Festival de Cannes, dont notamment ceux avec des films primés, se sont entretenus avec ARRI sur la plage de la Quinzaine des réalisateurs, où ARRI organise son cocktail annuel, ils ont échangé sur leur travail photographique et ils ont expliqué comment la technologie ARRI les a aidés.

THE SQUARE SQUARE (Compétition Officielle, Palme d’Or)

La Palme d’Or de 2017 a été attribué cette année au réalisateur suédois Ruben Östlund pour son long métrage THE SQUARE. Le directeur de la photographie Fredrik Wenzel a photographié le film avec la caméra ALEXA XT et des objectifs Master Prime. « Ruben aime trouver le cadre d’abord et puis il ne le lâche plus… Lorsque nous avons trouvé le plan, on y travaille pendant toute la journée, » explique Fredik Wenzel. « Ensuite vient l’improvisation avec les acteurs et la découverte de la situation au sein de ce cadre. Ruben est très strict sur la place de la caméra. Je n’étais pas vraiment autorisé à la modifier ! » En même temps, Fredik Wenzel précise : « Ruben a une grande sensibilité pour savoir quand la caméra doit bouger et quand elle ne doit pas le faire. J’ai essayé de lui proposer d’autres emplacements lorsque je ressentais que cela pouvait améliorer les choses. Le film présent de nombreux panoramiques rapides, qui tentent de mettre en place une sorte d’insécurité étrange et inquiétante. Lorsque vous devez cadrer et faire des mouvements précis, vous êtes très présent et il faut beaucoup d’énergie à chaque nouvelle prise. »

Voir la vidéo de l’entretien en entier : https://www.youtube.com/watch?v=7ytkwJAKUzw

FAUTE D’AMOUR (Compétition Officielle, Prix du jury)

Le directeur photo Mikhail Krichman RGC a travaillé avec les caméras ALEXA XT et ALEXA Mini, ainsi que les sources SkyPanel, sur le film FAUTE D’AMOUR (LOVELESS) du réalisateur Andréi Zvyagintsev, qui a reçu le Prix du jury. « Sur les films d’Andrei, la caméra ne se déplace pas sans un but précis », explique Mikhail Krichman. « Elle se déplace avec l’action, avec les comédiens ou avec un but particulier et propre à la séquence. Comme pour le dernier plan, lorsque les oiseaux viennent de derrière la caméra et qu’ils volent au-dessus de nous. La caméra panote vers le haut pour découvrir le ruban sur l’arbre. Le mouvement de caméra était justifié par les oiseaux. En l’absence des oiseaux, nous n’aurions pas vu le ruban. » Et le directeur de la photographie poursuit : « Nous avions huit SkyPanels. Nous les avons utilisés tous les jours, tant en studio que pour les extérieurs. Un de mes amis a fabriqué une commande à distance et il a mis au point une antenne alimentée par USB pour contrôler chaque SkyPanel depuis un iPad. Nous pouvions les placer n’importe où sans besoin de les monter ou de les descendre. Nous n’avions pas besoin de gélatines. Cela nous a permis d’être très flexibles et d’expérimenter plus avec les températures de couleurs. La lumière est devenue un personnage. J’ai été vraiment heureux de pouvoir disposer de ces sources. »

Voir la vidéo de l’entretien en entier : https://www.youtube.com/watch?v=2Ll-X79KTuU

THE RIDER (Quinzaine des Réalisateurs , Prix Art Cinema Award)

Le film de la réalisatrice Chloé Zhao, THE RIDER, a remporté le prix du meilleur film de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes cette année. Le long métrage, un portrait à mi-chemin entre fiction et documentaire d’un cow-boy de rodéo du Dakota du Sud, a été tourné par le directeur de la photographie britannique Joshua James Richards, avec une caméra AMIRA et des objectifs Ultra Prime. « Nous savions que nous allions tourner en lumière naturelle. Il s’agissait de dépeindre simplement la nature. Nous travaillions avec des acteurs non professionnels. Nous avions une stratégie très claire sur la façon dont nous allions filmer à des moments précis. Si la lumière ne correspondait pas à nos attentes, nous faisions autre chose, » déclare Joshua James Richards. « J’ai toujours aimé comment l’AMIRA repose sur l’épaule. C’est une caméra très bien équilibrée. Je me suis vraiment habitué à son ergonomie et à sa facilité d’utilisation. Couplée aux objectifs Ultra Prime, elle vous donne toute la souplesse dont vous avez besoin pour de nombreuses situations, que ce soit pour des séquences éclairées au feu de bois ou des séquences de rodéo en plein soleil. » Et il poursuit, « Un soir de pleine lune, très lumineux, comme je n’en avais jamais vu auparavant, nous avons sorti l’AMIRA par curiosité et nous avons filmé quelques plans. Vous pouvez voir dans le film des séquences éclairées uniquement à la lumière de la lune. Si ce n’est pas la meilleure preuve des capacités du capteur, je ne sais pas ce que c’est. »

Voir la vidéo de l’entretien en entier : https://www.youtube.com/watch?v=hTgn-tv_HcQ

LE MUSÉE DES MERVEILLES (Compétition Officielle)

Poursuivant leur partenariat créatif de longue date, le réalisateur Todd Haynes et le directeur de la photographie Ed Lachman ASC ont fait à nouveau équipe sur le film LE MUSÉE DES MERVEILLES (WONDERSTRUCK), sélectionné en compétition officielle. Ed Lachman commente : « L’une des références ou concepts de Todd était les films muets et en noir et blanc des débuts du cinéma, car le film raconte l’histoire d’une fille sourde dans les années 1920. Et bien sûr que la meilleure façon de le tourner était en pellicule noir et blanc ? Mais le film raconte également une histoire parallèle qui se déroule dans les années 1970, avec un personnage qui devient sourd. De ce fait, le film essaye de retranscrire une vision du monde et la subjectivité à travers les personnages. Ed Lachman a principalement filmé en pellicule 35 mm couleurs et noir et blanc avec les caméras ARRICAM, mais environ 10 % du film a été tourné avec sa propre ALEXA Mini, pour des séquences dans un musée où le temps et l’éclairage étaient limités. Il a également travaillé avec des ARRI SkyPanels, car ils lui permettaient de « disposer d’un tiers des lumières, et d’une palette incroyable de températures de couleurs sans besoin de gélatines. Je suis un grand fan des SkyPanels. Ils sont vraiment extraordinaires. »

Voir la vidéo de l’entretien en entier : https://www.youtube.com/watch?v=ojSGCucQXNQ

DIRECTIONS (Un Certain Regard)

Présenté dans la section Un Certain Regard et distribué par la filiale de ventes internationales d’ARRI, DIRECTIONS est un portrait cru et sans concessions de la vie dans les rues de la capitale bulgare, Sofia. Réalisé par Stephan Komandarev et photographié par le directeur de la photographie Vesselin Hristov avec l’ALEXA Mini, le film se distille en de très longs plans. Stephan Komandarev nous raconte : « Nous voulions que notre film ait beaucoup de réalisme et d’authenticité. C’est l’une des raisons qui nous a poussés à filmer de cette manière folle, où chaque épisode est constitué d’un seul plan. Après un très long processus de répétitions, nous avons commencé le tournage réel. C’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous avons choisi l’ALEXA Mini. Il est facile de s’imaginer que lorsque vous êtes dans un taxi avec des comédiens, la place manque et que les possibilités d’éclairer sont très réduites. Grâce à cette caméra, nous pouvions être très mobiles, dynamiques et filmer avec un très faible niveau d’éclairage et avec peu de matériel. » Il ajoute : « il y a 10 ans, cela aurait été impossible de faire un plan de 19 minutes avec une caméra de 35 mm dans un taxi, avec un faible niveau de lumière. Cette technologie donne une grande liberté au réalisateur et plus d’options aux acteurs pour jouer de manière réaliste et naturelle ».

Voir la vidéo de l’entretien en entier : https://www.youtube.com/watch?v=hTgn-tv_HcQ

Camerimage Interviews filmées

La Golden Frog, le premier prix de Camerimage, a été décerné au directeur de la photographie Greig Fraser ASC, ACS pour son travail sur le film LION, réalisé par Garth Davis et tourné avec des caméras ALEXA XT. Le film retrace le parcours d’un jeune homme, interprété par Dev Patel, à la recherche de sa famille perdue dans les rues de Calcutta lorsqu’il avait cinq ans. Voir l’interview de Greig Fraser ci-dessous.

 

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Le directeur de la photographie britannique David Procter a partagé avec ARRI son travail sur le clip vidéo de DJ Shadow, NOBODY SPEAK, qui met en scène le groupe de hip-hop américain Run the Jewels autour de considérations socio-politiques se mêlent aux images et aux paroles. « Nous voulions monter jusqu’à 200 i/s. L’ALEXA Mini était donc le choix idéal » explique David Procter. « Nous voulions également être très physiques, de manière à être vraiment dedans avec la caméra et la taille de l’ALEXA Mini était idéale pour cela. Je pouvais me déplacer très rapidement dans l’espace et être très agile… Les budgets des clips vidéo ont beaucoup diminué ces dix dernières années… Pouvoir tourner à plusieurs caméras sur un clip n’est pas si habituel que ça et pouvoir disposer d’un outil qui peut tout faire est un réel avantage. » Éclairer le décor en voûte a été un vrai défi que David Procter a surmonté à l’aide de plusieurs projecteurs ARRI. « Nous avions deux projecteurs ARRI M90, six projecteurs ARRI 6K PAR et un ballon de 8K. Pour les plans larges, nous ne pouvions pas obtenir le contraste souhaité avec de la lumière diffuse. Nous devions nous servir de sources plus dures et les M90 ont vraiment été très utiles pour créer cet effet. »

 

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Simon Duggan ACS a été le directeur de la photographie du long métrage poignant de Mel Gibson sur la Deuxième Guerre mondiale, TU NE TUERAS PAS, sélectionné en compétition officielle. Le film retrace l’histoire remarquable de Desmond Doss, un infirmier de l’armée américaine que ses convictions et son pacifisme empêchent de porter une arme, mais dont le courage sous le feu lui a valu une médaille d’honneur, une première pour un objecteur de conscience. « Dès ma première rencontre avec le réalisateur Mel Gibson, nous avons discuté de la façon dont nous allions aborder le film » explique Simon Duggan. « C’est une histoire vraie et nous avons constaté que de nombreux caméramans de l’armée avaient tourné à Okinawa. Nous disposions ainsi d’un important matériel d’archives sur lequel travailler… L’idée de base a été d’avoir un peu de couleur dans la première partie du film et de désaturer les couleurs dans les séquences de bataille. Je suis un grand fan de l’ALEXA, et c’est pour cette raison que je l’ai choisie. J’adore les hautes lumières et j’aime les tons de peau que vous pouvez obtenir avec cette caméra. Aucune autre caméra numérique ne lui ressemble. »

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Le directeur de la photographie Mattias Rudh FSF était à Camerimage avec le vidéo-clip de Jamie XX, GOSH, réalisé par Romain Gavras. La vidéo met en scène plus de 300 adolescents chinois avec des cheveux blonds teints, recrutés dans une école de kung-fu shaolin. Il a été tourné à Tiandu Cheng, une reconstitution partielle et étrange de Paris en Chine, avec une réplique de la Tour Eiffel de 107 mètres. Mattias Rudh a entièrement tourné ce clip avec l’ALEXA Mini : « Je savais que ce serait le moyen le plus rapide de se déplacer, car nous avions un drone, un Movï ainsi qu’une grue Scorpion, et je n’aurais pas à tout rééquilibrer à chaque fois », nous explique-t-il. « ARRI est toujours mon premier choix, que ce soit en 35 mm, en 16 mm ou en numérique. Avec l’ALEXA Mini vous pouvez travailler dans toutes les configurations possibles bien que je préfère l’AMIRA lorsque je cadre à l’épaule. Elle est stable, la texture de l’image est incroyable et vous pouvez travailler avec des LUT. Vous pouvez charger de nombreuses LUT dans la caméra et obtenir exactement le résultat que vous recherchez. »

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ARRI au 42ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

Samedi 10 Septembre ARRI participait pour la première fois au 42ème Festival du Cinéma Américain de Deauville en tant que partenaire principal du Rendez-vous Franco-Américain des producteurs, représenté par Natasza Chroscicki responsable Marketing Stratégique ARRI France et par Glenn Kennel CEO de ARRI Inc USA.
Ce rendez-vous s’est ouvert par un déjeuner réunissant une quarantaine de producteurs francais et américains présents cette année à Deauville. Un moment de convivialité propice notament aux échanges sur les enjeux du numérique :

« la résolution est-elle si importante ?” “ou va-ton dans cette course vers de plus en plus de pixels ? » “quelles sont les motivations de cette course, sont-elles économiques ? Artistiques ?” “les comédiens finiront-ils par s’opposer à cet excès de resolution?”

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